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TogglePhobie scolaire Comprendre, agir, se reconstruire
Les familles et les établissements scolaires sont de plus en plus confrontés à des enfants et à des adolescents qui se sentent si mal en classe qu’ils ne peuvent plus suivre les cours ou refusent d’aller à l’école pendant des jours, voire des mois. on parle alors de phobie scolaire, d’anxiété, de refus scolaire anxieux, autre terme utilisé pour désigner ce syndrome.
Parents, professeurs se sentent souvent démunis face à cette angoisse intense qui nait chez l’enfant au moment de partir pour l’école.
Que faire ?, comment aider l’enfant ?
la peur, angoisse, anxiété, panique, phobie
Avoir peur en présence ou à la pensée d’un danger, qu’il soit réel ou supposé, fait partie de notre quotidien et même de notre existence. La peur est une émotion innée. Ce qui change souvent au cours de notre vie, c »st la raison de cette peur ainsi que les mécanismes employés pour la gérer.
La peur est une émotions très importante, elle nous renvoie à notre instinct de survie, elle nous permet d’évoluer.
Apprendre à gérer ses peurs
La peur : c’est une crainte ou une émotions pénible, proche de l’inquiétude ressentie par chacun à la prise de conscience d’un danger réel ou éprouvées dans la perspective d’une menace par anticipation
L’angoisse : est une peur « sans objet autre que les propres pulsions de la personne ». l’angoisse survient fréquemment sous forme de crises et se manifeste avec des sensations internes de malaise important et d’insécurité avec des palpitations, des problèmes respiratoires, des frissons, une transpiration…
L’anxiété se définit comme une sensation d’inquiétude constante qui n’est pas lié à un objet. L’anxiété est plutôt ressenti au niveau du psychique ce qui la différencie de l’angoisse
La panique : en référence au Dieu Pan, c’est un état d’anxiété intense et incontrôlable survenant brutalement
La phobie : consiste en une crainte intense, obsédante et irrépressible déclenchée en présence o simplement à l’évocation d’un objet, d’un lieu, d’une situation, d’un animal. La personne peut juger elle-même que sa peur est excessive et irrationnelle pour e pas être en présence de l’objet phobogène. Sur le plan physique : une accélération du rythme cardiaque, transpiration excessive, vomissements, étourdissements, ..
Quand la peur devient si intense, alors le corps ne peut plus évaluer correctement les risques et devenir alors un vrai handicap
CHEZ UN ENFANT QUI SE PLAINT LA VEILLE D’UN EXAMEN SCOLAIRE DE MAUX DE VENTRE, OU QUI N’ARRIVE PLUS A DORMIR, LES SYMPTOMES PEUVENT ETRE LE SIGNE DE SURCHARGE ÉMOTIONNELLE
Qu’est-ce que la phobie scolaire ?
La phobie scolaire est un trouble anxieux caractérisé par :
- Une angoisse intense à l’idée d’aller à l’école
- Des symptômes physiques (maux de ventre, vertiges, troubles du sommeil)
- Un refus catégorique de fréquenter l’établissement scolaire
- Des crises d’angoisse ou de panique
Les différents types de phobie scolaire
- La phobie scolaire précoce entre 5 et 7 ans, surtout corrélée à l’angoisse de la séparation
- La phobie scolaire plus tardive chez les enfants de plus de 10 ans, qui compte des mécanismes psychopathologiques plus complexes.(attente des parents, harcèlement , moquerie, humiliation conflits…)
- Le passage au collège avec l’entrée en 6ème
- Le passage au lycée
Il existe aussi des phobies scolaires aigües ou chroniques induites, traumatiques …
Comment Intervenir ?
Bien sûr un avis médical, votre médecin généraliste, le médecin scolaire, l’éducation nationale
- Apprendre les techniques de respiration et de relaxation
Créer une liste hiérarchisée des difficultés, ciblées sur les situations scolaires
- Anxiété de séparation, anxiété de performance, trouble panique avec ou sans agoraphobie, les troubles déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité, les cas de harcèlement,
- Exploration des rythmes sommeil et veille, les écrans, les relations avec les pairs, la consommation de substances, la régulation des émotions
- Prendre soin de travailler en équipe pour le bien être de l’enfant
La sophrologie : Un outil de reconstruction
La sophrologie peut accompagner l’enfant à :
- Reprendre confiance en lui
- Gérer son stress
- Développer des mécanismes de protection
- Retrouver une image positive de lui-même
- Apprendre à communiquer ses émotions
Ressources et numéros utiles
- 3020 : Numéro vert contre le harcèlement scolaire
- 0800 200 000 : Net Écoute (cyberharcèlement)
- Sites ressources : www.nonauharcelement.education.gouv.fr
- Maison des adolescents
- Point Accueil Ecoute Jeunes
- www.phobiescolaire.org
Retourner à l'école
Même si cela parait sur le moment insurmontable et non envisageable pour l’enfant ou l’adolescent, l’objectif est le mieux être de l’enfant afin de retrouver le chemin de l’école. Aucunement ici de précipiter les choses ni de forcer mais surtout accompagner en douceur et retrouver la confiance et l’estime de lui-même. Ce que propose la sophrologie entre autres techniques et qui peut valoriser ses propres capacités et compétences au quotidien.
En Conclusion
Dès que nous venons au monde, nous sommes censés apprendre pour acquérir les connaissance et le savoir nécessaires au développement de notre psychisme, de notre intellect, de notre équilibre émotionnel, dans notre vie relationnelle et professionnelle.
Apprendre, c’est grandir intérieurement en fortifiant par exemple l’estime de soi. C’est une aventure quotidienne
L’amour ne se mesure pas au bonnes notes
Souvent l’enfant fait l’erreur de s’imaginer, et nous avons été nous-même enfant, que les bons résultats vont lui assurer l’amour de l’autre. Ce malentendu est souvent à l’origine d’une énorme pression que l’enfant se met lui-même: être bon et performant pour être aimé, et par la suite, se conformer aux attentes de l’autre par peur de souffrir d’un désamour en cas de « désobéissance ».
La confiance dans le fait que les parents sont présents même quand cela ne va pas constitue la base de notre sentiment de sécurité. « Je ne suis pas seul en l’absence de l’autre ».
L’enfant doit sentir que sa vie ne tourne pas uniquement autour de la performance. Encourager son enfant, l’aider à relativiser en cas d’échec constituent des bases saines dans la construction d’une relation parent/enfant et enfant/ enseignant sécurisante et structurante.